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Interview d'Alain GEORGES

Alain GEORGES – Chef du service environnement STEF-TFE

Interview d'Alain GEORGES

Trois questions à Alain GEORGES – Chef du service environnement STEF-TFE

 

Le Grenelle de l’Environnement a-t-il changé la vision de votre entreprise sur le développement durable ?


Chez STEF-TFE, nous n’avons pas attendu  le « Grenelle » pour avoir une démarche globale orientée vers le développement durable. Sur le plan strictement opérationnel, nous avons renforcé notre dispositif de veille technologique et d’audits internes, en créant en 2003 un service environnement.
Le « Grenelle » de l’environnement revient sur des priorités auxquelles notre profession est déjà fortement sensibilisée. C’est notamment le cas pour les activités de transport, quand les Pouvoirs Publics suggèrent de « décarboner l’énergie ». C’est un enjeu majeur qui dans notre groupe passe d’abord par les améliorations liées à la motorisation, à la conduite et à la réduction des émissions. Notre volonté est de nous affranchir des procédés les plus polluants mais aussi et surtout d’agir sur les comportements.

Quelle est votre politique en matière de développement durable ? Donnez des exemples concrets.


Nous construisons régulièrement de nouveaux sites sous température dirigée (5 à 6 par an + une dizaine d’extensions) pour maintenir le haut niveau de technicité de nos installations frigorifiques et ainsi accompagner le développement de nos clients. Une attention toute particulière est portée au positionnement géographique des nouveaux bâtiments afin de minimiser les impacts sur l’environnement (nuisances sonores, circulation des PL, accès des personnels,…). Les impératifs de réduction des émissions sont pris en compte dès la conception avec la récupération systématique des eaux pluviales utilisées pour le lavage des camions et l’arrosage des espaces verts. Sont également privilégiées les solutions techniques d’isolation thermique et de production du froid les moins « énergétivores » et utilisant des fluides frigorigènes naturels afin de réduire d’autant les effets éventuels sur l’environnement, tout en assurant un pilotage et une maintenance des équipements optimisée.


Par ailleurs, notre parc de véhicules est renouvelé très régulièrement (20% par an) en privilégiant les motorisations les moins « gourmandes » (boîte automatique,…), présentant les émissions les plus réduites (Euro 4, puis Euro 5), et avec des pneumatiques offrant une moindre résistance au roulement et une durée de vie accrue.


Enfin, notre expertise historique dans le froid, nous amène à initier des études de faisabilité sur des nouvelles technologies, par exemple  pour l’équipement des semi-remorques. En 2004, STEF-TFE a expérimenté des groupes frigorifiques au dioxyde de carbone. Depuis mi-2007, nous examinons les potentialités de l’azote également pour la production de froid embarqué. Ces travaux pour lesquels le groupe est entreprise pilote en France, ont pour objectifs de contribuer à la réduction sensible de nos consommations d’énergie et des nuisances sonores des équipements.

Quels efforts votre secteur, selon vous, devrait-il consentir pour aller plus loin ?


Les métiers de la logistiques ne se limitant pas seulement aux flux de marchandises, mais intégrant aussi très fréquemment des prestations de plus en plus « sophistiquées », génératrices notamment de déchets d’emballage, nous travaillons le plus en amont et en aval possible de la chaîne logistique pour examiner avec tous nos clients et partenaires les possibilités de réduction et/ou de recyclage. A cet égard, STEF-TFE est membre du club DEMETER, et participe dans cette instance à la mise en œuvre de solutions concrètes entre industriels et distributeurs.


Par ailleurs, le groupe, en tant qu’actionnaire et opérateur d’une société de transport bi-modal (Froid combi), a toujours été attentif aux solutions de transport longue distance par ferroutage, compatibles avec les exigences spécifiques du transport sous température dirigée (maillage suffisant du réseau de distribution, respect des délais et de la chaîne du froid…).
Enfin, nous étudions actuellement un partenariat avec une société spécialisée dans la production d’électricité par panneaux solaires photovoltaïques qui recouvriront des bâtiments situés principalement dans les régions du Sud.

 

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